Société de Pharmacie de Bordeaux
LE PÉLOÏDE DE TERDAX
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P. Counhil directeur

Le directeur Pascal Counilh présente son site de production
« On ne cherche pas le miracle, mais on fait mieux que Lourdes ! »

Dax est le premier pôle thermal européen, générant 6 000 emplois, avec plus de 50 000 curistes par an.

Dès le XVIIe siècle, les boues étaient exploitées. Les bains de boue étaient d'abord collectifs, puis on a utilisé des baignoires, qui servaient au départ pour plusieurs personnes. Les clients étaient rincés avec l'eau thermale. Les congés payés mis en place en 1936 favorisent l'afflux de touristes. Pour assurer la production d'eau chaude et de boues, une régie municipale des boues est créée après la deuxième guerre mondiale. Le remboursement par la sécurité sociale en 1950 a encouragé le développement des établissements.

Le péloïde est récolté en période sèche sur la rive gauche de l'Adour sur 1 km de largeur et 80 m de largeur et est riche en limon déposé depuis 4 000 ans. La carrière actuellement exploitée fonctionnera jusqu'en 2023 et on dispose d'un siècle d'exploitation potentielle. Le péloïde est stocké et maintenu humide. Le péloïde utilisé par les curistes est récupéré pour boucher les trous de la carrière, riche en batraciens, et on plante Chênes et Frênes.

L'eau thermale est puisée à 50-472 m de profondeur et sa température avoisine 57°C.

vue depuis l'unité de production du péloïde de Dax

Sur place se trouve une collection de plus de 75 taxons de Lagerstroemia indica, le Lilas des Indes, appelé localement Arbre aux taureaux, car ses ramifications rappellent la forme des cornes de l'animal.

Conservatoire du Lagerstroemia

Lagerstroemiua indica L. 'Ville de Dax'

Le mélange d'algues bleues est obtenu par culture sous serre et a fait l'objet de nombreux travaux et dépôts de brevets. On fait couler de l'eau de source à une certaine inclinaison à raison de 300 l/h/m2 dans des serres régulées pour la température et l'éclairement.

Serre de production de Cyanobactéries ou Cyanophycées ou Algues bleues

Une des deux serres de production de cyanophycées

On récolte le tapis d'algues avec une raclette quand l'épaisseur atteint 1 cm, tous les 35 jours environ. En été, la production est importante et le surplus est congelé. On produit 6 tonnes par an. Le tapis est un mélange d'environ 24 espèces qui ne dépend ni de la saison, ni de la couleur plus ou moins verte du tapis. Certaines espèces cultivées isolément peuvent conduire à des produits cosmétiques.

Production d'algues bleues

Récupération des algues bleues avec une raclette

On mélange dans une cuve limon et eau pour obtenir une pate souple pendant 12 jours à 42°C dans 6 cuves de 30 tonnes, d'abord à 6 g puis à 12 g. Une centaine de fournées de 30 tonnes sont réalisées chaque année et les cuves sont régulièrement nettoyés. On additionne un mélange bactérien qui prend le pas sur les éventuelles souches pathogènes ; le pied de cuve est fourni par l'Institut Pasteur. On ajoute aussi 0,2 % du mélange d'algues bleues. Un pompe aspire le produit au milieu de la cuve et le remet en mélange en haut, ce qui évite la formation de grumeaux.

cuves de mélange du péloïde de Dax

Les 6 cuves de 30 tonnes

Le remplissage des sacs a lieu de 6 à 13 h 30 à raison de 4 sachets à la minute. Un sachet échantillon est retenu par la machine pour des contrôles. 1600 à 1800 sachets soit 18 tonnes sont remplis par jour, soit 2700 tonnes par an.

péloïde de Dax avant ensachetage

Unité d'ensachetage du péloïde de Dax

Chaque sachet a une durée de péremption de deux mois et un numéro de lot. 400 cuves sont placées en hors-gel, renfermant chacune 20 sachets de 10 kg à usage individualisé, soit 80 tonnes correspondant à cinq jours de consommation en pleine saison. On fonctionne à flux tendu.

Sachet de 10 kg de péloïde de Dax

Cuves renfermant 20 sachets de péloïde de Dax

Empilement des cuves de sachets de péloïde de Dax

La fidélisation atteint 70 % et la moitié des curistes reviennent l'année suivante. Souvent, ils occupent la même chambre, la même table, sont suivis par le même personnel, ce qui crée un environnement rassurant.

La cure a lieu le matin. Certains doivent se lever dès 5 heures. Les curistes se reposent l'après-midi ou se promènent. Les médecins ne sont pas présents dans les établissements thermaux. Le curiste choisit lui-même un médecin et choisit son lieu de logement .

Chaque curiste réutilise son surplus de boue. Le reste collé à la peau part avec le lavage. Il faut environ 4 sachets pour une cure. À raison de 40,3 cm d'euros par kg en 2010, il faut compter 16 euros par personne pour une cure de 3 semaines. Le cout du péloïde est faible par rapport à la cure (500 euros), sachant que le client dépensera entre trois à quatre fois plus selon qu'il est logé au camping ou à l'hôtel, sans compter les accompagnants pour un tiers d'entre-eux. La sécurité sociale rembourse 500 euros et trois visites médicales.

On a peu de clientèle étrangère. Le client type est une femme âgée de Paris, de région méditerrannéenne ou de Bretagne.

 

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